Un exemple : Le Monde
Le monde a récemment du faire face à la crise qui touche les quotidiens nationaux en France. Pour éviter le dépôt de bilan, le quotidien a été contraint d'entamer une recapitalisation.
« Le oui de raison l'a emporté » , commente un journaliste du monde. C'est le 8 Mars 2005 qu'a eut lieu le vote de la rédaction sur la recapitalisation du quotidien. Résultat : positif ! A 63,5 %, les journalistes approuvent l'entrée de Lagardère et de l'espagnol Prisa (El Pais) dans le capital du groupe. Sur 1092 suffrages exprimés, 694 sont allés au oui, contre 398 au non (et 72 bulletins nuls).
Jean Marie Colombani, directeur du monde, s'avoue satisfait. Il déclarait peu avant le vote qu'un vote négatif serait " suicidaire ".
Beaucoup d'employés ont exprimés leur mécontentement le long des semaines qui ont précédé le vote, critiquant la gestion du directeur et se demandaient « comment en est-on arrivé la ? ».
Avec 52 millions d'euros de pertes en 2004, des problèmes de trésorerie qui devraient ressurgir dès le mois prochain et une importante échéance bancaire (59 millions d’euros) à honorer en juillet, le Monde a un besoin vital d'argent frais. Lagardère à également conditionné ses 25 millions d'euros à une entrée dans la régie publicitaire du quotidien le Monde, détenue à 51 % par le quotidien et à 49 % par Publicis.
Le monde illustre bien la crise qui touche la presse écrite en France. Les négociations ont mené à une recapitalisation du quotidien et à l'entrée de deux grands groupes au sein de son capital. L'indépendance de la presse est une fois de plus menacée...
Jean-Marie Colombani
Le site du Monde