Restructuration des quotidiens

Publié le par V. Pichelin

Diversification de l'activité

Les motivations des entreprises de presse sont diverses.

Il n’y a plus de place pour deux quotidiens régionaux dans une même ville à cause des coûts d’infrastructures, de collecte de l’information, de distribution. De plus, pour préserver leur rentabilité, des groupes comme  Ouest-France se sont développés et diversifiés avec l’idée qu’il fallait maîtriser le marché local de la publicité : c’est probablement pour cette raison qu’ils se sont lancés depuis de nombreuses années dans les radios locales et la presse gratuite de petites annonces. 

La réaction des quotidiens
 
L’Etat est intervenu pour venir en aide à la presse en les faisant bénéficier de tarifs postaux plus favorable. La presse bénéficie en outre d’un taux de TVA extrêmement réduit (2.1%) et se voit dispensée du paiement de la taxe professionnelle. Les quotidiens ont réagit tardivement à cette crise et il leur est devenu de plus en plus difficile d'équilibrer leur comptes, sachant que la réalisation d'un quotidien suppose de disposer d'une rédaction très nombreuse. Les quotidiens ont réagi en conséquence de cause et le Figaro, le premier, a lancé un supplément hebdomadaire magazine, puis un féminin. Le Monde a fini par suivre, avec Le Monde 2, tout en diversifiant ses suppléments et en accentuant une logique magazine de ses " unes ", privilégiant souvent les sujets de société à l'actualité du jour.

Une vague de conscentration

Une autre conséquence de cette crise est une vague de concentration sans précédent. Ce phénomène, obéissant à une logique industrielle, peut nuire au pluralisme éditorial.

De plus, pour reconquérir un lectorat les quotidiens comme le Monde ou le Figaro ont récemment décidé de changer leur maquette pour les rendre plus attractive (plus colorés, beaucoup plus de photos), moins intellectuel ils essaient donc d’attirer un maximum de lecteurs.
 

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