Les manifestations de la crise
Une baisse des ventes
En effet c'est tout d'abord au niveau des chiffres de ventes que l'on peut expliquer la crise : la plupart des journaux ont vus leur nombre d'exemplaire réduit en 2007 alors que jusqu'en 2001 la tendance était à la hausse. Les grands quotidiens surpris n'ont pas réussis à agir pour reprendre le lectorat qui avait était perdu ; pire les ventes continuèrent de baisser. Or la vente correspond a environ 60% de recettes de la presse écrite, ils ont donc perdu une partie de leur principale source de revenus.
Mais certains groupes ont put réagir tout de suite comme Amaury (propriétaire de Aujourd'hui en France, L'équipe....) qui, en baissant leur prix, ont eut une diffusion qui a ré-augmenté 2 ans après.
| La presse payante | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | % |
| France Soir | 70 380 | 62 097 | 50 633 | 27 519 | -61% |
| Le Figaro | 340 464 | 329 729 | 325 289 | 322 497 | -5% |
| Libération | 151 308 | 139 957 | 136 921 | 127 687 | -16% |
| Le Monde | 345 231 | 330 768 | 320 704 | 312 265 | -10% |
| La presse gratuite | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | % |
| Métro | 320 203 | 454 449 | 517 731 | 636 371 | 99% |
| 20 minutes | 444 689 | 588 635 | 692 403 | 739 301 | 66% |
| Direct soir | n.d | 345 200 | 408 013 | 468 011 | 36% |
-Les ventes des différents quotidiens nationaux-
Une baisse des recettes publicitaires
Les 40% restant sont gagnés grâce à la publicité. Or entre 1999 et 2001 une « bulle» s'est créée faisant augmenter le revenu publicitaire mais celle ci a éclatée (-10.6% entre 2000 et 2004). Les magazines ayant plutôt bien résistés à ce choc, se sont donc une nouvelle fois les quotidiens nationaux qui ont le plus perdu car selon « l'Institut de recherche et d'étude publicitaire » ceux-ci sont passées de 672 à 373 millions d'euros, ce qui équivaut à une baisse de environ 44.5 %. Les répercutions ont donc été très importantes car bien que la presse soit en partie subventionnée par l'Etat, la plupart des quotidiens ont vu baisser (malgré parfois de bon résultats en terme de ventes) leur chiffre d'affaire à cause de ce manque à gagner.